mercredi 8 août 2007






















Aubrac, Lyon, 1943...

Suite à un décès dont la presse s'est fait écho
Encensant comme toujours avec force mots

Lucie Aubrac, résistante de la première heure
Femme courageuse, sans reproche et sans peur

Stigmatisant aussi l'ouvrage de Gérard Chauvy
"Aubrac, Lyon 1943", comme un tissu d'inepties

Me donnant par là une réelle envie s'il en est
De le lire, et qui sait, démêler le faux du vrai

Je me suis donc attelée à cette tâche ardue
pour quelqu'un n'ayant de tout cela rien vécu

Au fil des pages, je dois avouer ma stupeur
Et là, rien à voir avec une possible candeur

De voir que les plus importantes des dépositions
Ont été faites dans la plus totale contradiction

Des pièces d'archives ont disparu mystérieusement
D'autres, capitales, ont été ignorées superbement

J'ai donc terminé cet ouvrage assez dubitative
De cette époque trouble peu d'âmes encore vivent

Je me suis alors posée entre autre comme question
Comment se fait-il qu'il y ait autant de versions ?

Qu'est-ce qui peut donc expliquer qu'un même fait
Rapporté par une même personne, célèbre c'est vrai

Diffère allègrement au gré des dates et du contexte
Sans que nul ne s'étonne, ou bien prenne ce prétexte

Pour reprendre les pièces, ou en fait, le dossier
Rétablir les faits, flatteurs ou non en particulier ?

On finirait bien par conclure à bien y réfléchir :
toute vérité n'est finalement pas bonne à dire

Qu'il faut pour ne pas salir en fait le patriotisme
Laisser histoire et légendes brouiller les pistes

Et d'en arriver à en conclure fort amèrement
Que la mémoire des véritables résistants

Ne sera jamais honorée comme il se devrait
Faute de rétablir la vérité comme il le faudrait



La photo utilisée pour ce poème a été prise par mon compagnon lors de la commémoration du 58ème anniversaire de la libération de Paris.

mercredi 1 août 2007

















Le cirque... une forme d'esclavage...

Il y a trois semaines environ de cela mes enfants
Souhaitaient que je les emmène au cirque à Royan

Nous séjournions effectivement dans cette ville
Où pour les vacances nous avions élu domicile

Je leur ai alors signifié mon refus clairement
Et leur ai expliqué le pourquoi du comment

Je leur ai dit que respecter toute forme de vie
Impliquait incompréhension, révolte et mépris

Quand on voit ces bêtes sauvages emprisonnées
On se dit que non, l'esclavage n'est pas terminé

S'il existe toujours pour les hommes c'est un fait
Les animaux eux aussi en font tout autant les frais

On avilit tous ces animaux sans aucun remords
Et personne ne leur donne évidemment tort

La raison du profit est toujours toujours la meilleure
Et on ose se cacher derrière la tradition d'ailleurs

Tradition qu'il faut bien évidemment perpétuer
Il ne faudrait pas que nos enfants soient floués

Mais de qui se moque-t-on en tenant ce discours
Les spectateurs sont vraiment aveugles et sourds

Et trouvent en fait normal de réduire à l'esclavage
Des animaux vivant normalement à l'état sauvage

Pourquoi alors ne pas se contenter en particulier
De jongleurs, clowns, acrobates, animaux familiers

On pourrait je crois tout autant amuser l'auditoire
Avoir un autre état d'esprit, finir par s'apercevoir

Que la distraction et la détente de l'être humain
Ne doit pas engendrer souffrance, peine, chagrin

Quelque soit la forme de vie alors que l'on évoque
Et dont malheureusement souvent on se moque