dimanche 27 mai 2007














A mes parents...

Il y a un petit moment que je souhaitais
Dédier un poème à mes parents il est vrai

Mais il y a tellement de choses à dire
Que ce soit passées, présentes, à venir

Que je ne sais du tout par où commencer
Ni comment m'y prendre pour tout résumer

En effet, quand un jour on devient maman
Des tas de choses je crois on comprend

On ressent tout ce que vivent nos enfants
Leurs joies et leurs tourments assurément

On souffre de ne pouvoir soulager leur peine
Prendre à bras le corps tous leurs problèmes

On préférerait que la vie soit dure avec nous
Mais qu'eux, elle les épargne tout d'un coup

De réaliser que même majeurs et vaccinés
Nous n'aurons de cesse de nous inquiéter

N'ayant en tête que leur seul et unique bonheur
Avec toujours ouverte la porte de notre coeur

Cet amour nous rend parfois maladroits
Et pas toujours des plus objectifs, je crois

Etre parents ne signifie du tout être parfaits
Mais toujours faire de notre mieux s'il en est

Et même si cela nous arrive de nous tromper
Malgré tout notre courage et notre volonté

Ce n'est qu'à cause me semble-t-il
De cet amour en fait indéfectible

Je vous aime

jeudi 24 mai 2007














L'art culinaire...

J'avais envie de m'exprimer sur l'art culinaire
De parler de cuisine, goûts sucrés ou bien amers

Il y a tant de saveurs à goûter et à apprécier
Source inépuisable de bons moments à partager

Bien manger est un des plaisirs de la vie
Comme aimer, rire, faire l'amour aussi

Pour notre petite famille j'aime bien cuisiner
Poisson en papillotte, ragoût, légumes, potée

Les desserts ne sont pas en reste loin de là
Et d'évoquer ce délicieux moelleux au chocolat

Accompagné de sa crème anglaise parfumée
Comme il se doit je crois au sucre vanillé

Et de noter aussi mes libres interprétations
Tout ceci avec emphase mais aussi passion

Pour ceci bien sûr à titre d'exemple obtenir
Un cake banane/chocolat savoureux je dois dire

En poussant cette réflexion un peu plus avant
Je crois au plaisir de faire plaisir finalement

Un bon repas est une forme de convivialité
Prouver aux proches qu'on leur est attaché














De l'irresponsabilité des pères divorcés...

J'avais envie de soulager je crois ma colère
Sans pour autant envisager de mener une guerre

Envers ces nombreux pères séparés ou divorcés
Qui sont malheureusement en grande majorité

Incapables s'il en est de se responsabiliser
Face à leurs enfants, de pleinement assumer

Je ne parle pas là seulement de mon propre cas
Mais aussi de ce que je peux entendre ici et là

La mauvaise foi évidente est en fait légion

Sans parler du manque basique de correction

Ces messieurs se permettent tour à tour
De faire le beau avec de beaux discours

De donner l'image de ce qu'ils ne sont pas
responsables, intègres...bref, le B.A.-ba

Je dois avouer que je rigole doucement
Quant ils prétendent être très présents

Et ne rien manquer de ce qui est important
Dans la vie et l'évolution de leurs enfants

Dans l'incapacité de tenir cet engagement
Les enfants, c'est bien, pas trop longtemps

Il ne faudrait surtout pas venir perturber
Leur petite vie maintenant réorganisée

Egoïstes ils sont et je crois le resteront
Et des pères comme ça, il y en a à foison

Sur la maman toujours bien évidemment
Ils comptent pour pallier à leurs manquements

Mais heureusement il y en a quelque uns
Qui sortent du lot, comme tout à chacun

Je pense en particulier à un de mes amis
Je crois que tu te reconnaitras là, Domi

Toi qui a toujours répondu présent
A la moindre demande de tes enfants

mercredi 23 mai 2007

















Une location saisonnière...


J'avais envie je crois de vous conter
Cette mésaventure sur un ton léger

Pour les vacances de l'an passé
En montagne avions décidé d'aller

Le temps fut du plus parfait détestable
Et notre arrivée, je dirais, mémorable

Epopée somme toute il me semble misérable
Dénouement heureusement bien plus agréable

Nous arrivâmes donc tard le soir fatigués
Mais ravis à l'idée de pouvoir nous poser

Trajet un peu long, mais presque parfait
Aspirions à manger et dormir, il est vrai

Mais ô surprise, une fois rendus sur place
Nous sommes retrouvés dans une impasse

Au sens propre comme au sens figuré je dirais
Et je crois avoir alors halluciné comme jamais

Devions descendre une côte de 20 pour cent
Sans barrière de protection, et le vide céans

Impossible à deux voitures en fait de se croiser
Risque à tout moment dans le ravin de plonger

Les pneus de notre véhicule commençaient à fumer
Et l'on se voyait comme qui dirait "très mal barrés"

Face au vide était de fait situé l'appartement loué
Imaginez comment je pouvais être méga angoissée

A la seule idée d'exposer mes enfants ainsi au danger
Nous nous sommes donc mis en quête pour trouver

Une nouvelle location pour nous héberger
Et éviter de rentrer sur Paris tout dépités

Avons eu de la chance dans notre malheur
De tomber sur une dame qui avait du coeur

Qui s'est dépensée sans compter et à téléphoner
A d'autres agences pour un bien nous dégotter

Sa gentillesse et son obstination ont payé
Et à une collègue nous a finalement adressés

Un plutôt bel appartement avons alors trouvé
et là, toutes nos craintes et soucis envolés

Sur un propriétaire très indélicat étions tombés
Qui de par son référencement se croyait protégé

Et s'était assis sans aucun états d'âme sur son intégrité
Et donné volontairement des renseignements erronés

Il a tenté par la suite de nous intimider
En nous demandant la totalié à payer

J'ai alors monté avec force pièces un dossier
Qu'à qui de droit j'ai bien sûr adressé

La morale chers lecteurs je crois de tout ceci
Ne jamais jamais se laisser faire dans la vie

dimanche 20 mai 2007

















La vie de famille...


La vie de famille, à la campagne et à la ville
N'est pas je dirais un long fleuve tranquille

Mais peut être est-ce ce qui la rend si vivante
Même si parfois on a l'impression d'une tourmente

Il me semble qu'elle ressemble à l'équilibriste
Suspendu tout là-haut, au-dessus de la piste

Ou bien du jongleur qui fait son numéro
A essayer de tout concillier s'il en faut

On tente de préserver l'équilibre fragile
et cela n'a rien à voir avec du futile

Que chaque membre de sa famille s'y sente bien
Chercher et trouver pour cela tous les moyens

Ne pas délaisser pour ses enfants son compagnon
Qui sans cela risque de devenir très grognon

Comme ne pas s'occuper uniquement de sa moitié
Car là les enfants risqueraient fort de se lasser

J'espère que concernant la mienne en particulier
Chacun se sent comme on dit bien dans ses souliers

Car j'ai le sentiment très humblement
De leur consacrer beaucoup de temps

samedi 19 mai 2007





















La Corrida...


Certains considèrent cela comme un art il paraît
Ce n'est pas du tout le terme que j'emploierais

Pour moi, il ne s'agit que de prendre des vies
Tout cela ressemble en fait à de la boucherie

Et de mesurer la notoriété d'un toréador
Au nombre de taureaux qu'il a mis à mort

Je me demande comment peut on se délecter
De voir cette souffrance, ce sang versé

Mon propos n'est pas de défendre les bourreaux
Mais de tout de même signaler à leur propos

Que s'ils n'avaient aucun spectateurs
Si ces aficionados avaient un coeur

N'auraient plus court ces férias je crois
Qui se finissent en viande soule chaque fois

Quand je pense à la fierté de certaines
Cela me fait toujours une immense peine

Que de les imaginer espérer ardamment
Recevoir tel un trophé gagné lâchement

Les deux oreilles d'un pauvre animal
Tué par un être sanguinaire et brutal

Qui jamais sans armes n'oserait affronter
La force et la colère d'une bête aux aguets

Puisse un jour une loi européenne être votée
Qui interdise à tous ces fous furieux de tuer

jeudi 17 mai 2007

















L'amitié...

Lorsque l'on évoque le concept de l'amitié
On peut je crois parler aussi de fidélité

Car contrairement à ce que l'on peut penser
L'un et l'autre me semblent totalement liés

Etre présent dans les bons et mauvais moments
Pouvoir se dire sans censure ce que l'on ressent

Ne dit-on pas que l'on reconnait ses vrais amis
Quand on est malheureux et que l'on a des soucis

Ils sont toujours là volant à votre secours
Quand vous pensiez n'avoir aucun recours

Votre peine ils essayent au mieux de soulager
Sans jamais perdre patience ou bien vous juger

Toujours là sans vouloir pour autant s'imposer
Présence réconfortante qui vous change les idées

Prêt à pardonner quand trop loin vous allez
Quand vous le reconnaissez et vous excusez

C'est un peu je dirais comme un échange de bons procédés
Un rendu pour un prêté pour faire face à l'adversité

A mes amis j'aimerais dédier ce poème
Pour leur dire combien je les aime

mardi 15 mai 2007

















La pluie tombe...


J'écoute la pluie qui tombe tout doucement
Au fond de mon lit installée confortablement

Cela m'a toujours incité je crois à la rêverie
Laissant libre cours à mes pensées, mes envies

Je me rappelle alors en souriant
Où j'en étais il y a environ un an

Car je me disais invariablement
Je resterais seule probablement

Quand mes enfants auront quitté la maison
Puisque je n'avais alors pas de compagnon

Les choses ont évolué depuis quelques mois
Puisque l'homme que j'aime partage notre toit

Sur la fenêtre cogne la pluie maintenant
Je n'ai plus aucun doute, aucun tourment

Je me serre tout contre lui tout tendrement
Je ferme les yeux, et me rendort simplement

Appréciant la quiétude de cet instant
Et toute la douceur de ce tendre moment

Merci à ceux qui la haut veillent sur moi
De guider mes pas même si je doute parfois

lundi 14 mai 2007














A ma cousine...


Quand j'ai appris que tu avais cette maladie
J'ai alors pensé : "Oh Honey, I am so sorry"

Je ne peux malheureusement qu' imaginer
Dans quelle détresse tu dois te trouver


On m'a dit que tu venais de te séparer
Cela me semble être une fort bonne idée

Mieux tu n'auras aucun mal dans l'avenir à trouver
Quelqu'un de solide pour vous aimer, vous protéger

Mais le plus important dans l'immédiat je crois
Est sans nul doute de prendre grand soin de toi

Lutter de toutes tes forces pour recouvrer la santé
Et garder le moral malgré toutes les difficultés


Face à l'adversité
L'espoir aide à lutter

Avoir la volonté de s'en sortir disons
Participera je crois à ta guérison

Je sais qu'il est facile de conseiller
Lorsque l'on n'est pas concerné

Si tu savais combien je suis émue en écrivant ce poème
Cette situation me fait pour toi une si grande peine

Même si l'on ne se fréquente plus, Christine
Tu es, et restera ma plus proche cousine

Si tu as besoin de quoi que ce soit
Tu sais que tu pourras compter sur moi

Que ce soit pour t'aider matériellement
Ou juste avec toi passer un bon moment

Mon intention n'est pas de m'imposer
Mais que tu me saches à tes côtés

Mes pensées s'envolent vers toi
Douces et bienveillantes à la fois

Pour te donner sérénité et aussi chaleur
Qui réchaufferont je l'espère ton coeur

dimanche 13 mai 2007














Elle pleure...

Un sujet qui agite toujours le débat selon moi
Eternelle question du : ah bon ? Comment ? Et pourquoi ?

On peut alors se demander comment être infidèle
Quant à l'église, on se jure fidélité éternelle

Ne pas être fidèle semble plus masculin je crois
Pour preuve ces hommes sur le net de mauvaise foi

Se faisant passer consciemment pour de réels célibataires
Alors qu'ils sont non seulement en couple mais aussi des pères

En y regardant bien, ils font preuve d'une surprenante lâcheté
Voulant tour à tour les biens acquis et la sécurité conserver

Mais aussi en outre dans d'autres lits sexuellement s'éclater
Au risque de blesser sans aucun état d'âme leur moitié

Le beurre, l'argent du beurre, et la crémière s'il en est
Mais sans nul doute diront-ils que d'aucun n'est parfait

On voit apparaître comme par enchantement la nécessité
Au bureau par un énorme surcroît de travail alors de rester

Les déplacements se multiplient comme par magie
Ne leur laissant malheureusement aucun répit

Et je me dis qu'il vaut mieux sans aucun doute
Faire son expérience tant qu'on est seul somme toute

Plutôt que sous pretexte de convenances se frustrer
Et s'en rendre compte une fois la vie de famille installée

Toujours le problème énoncé
Eviter d'être mal jugé

On préfère mentir,tromper avec la ferme volonté
De ne pas choquer notre si tolérante société

Adopter une attitude fausse et étriquée
Sauver les apparences, et avoir l'air bien-né

Tout ceci en fait chers lecteurs n'est que le très humble avis
d'une femme fidèle, amoureuse de son compagnon aussi



L'image utilisée pour ce poème est une création de Soa Lee, artiste contemporaine.
Son site web si cela vous intéresse est : http://www.soanala.com/

jeudi 10 mai 2007

















Ce qu'on appelle avec noblesse... La chasse...


Je souhaitais parler de cette pratique abjecte
Et tant pis pour le politiquement correct

Si j'admets que l'on tue des animaux pour manger
Je trouve inacceptable que ce soit pour afficher

Tel ou tel trophée dans une salle à manger
Dans la rue en peau de vison se promener

Sans compter aussi les chaussures en peau de serpents
que portent certaines femmes tout à fait indécemment

Je préfère utiliser le mot de femmes il est clair
Car je crois bien que sinon je sombrerais dans le vulgaire

Je suis hallucinée que l'on puisse prendre plaisir à ôter la vie
Pour assouvir un fantasme de domination à n'importe quel prix

Et je dois dire que j'ai l'impression
D'être dans la cinquième dimension

Quant un chasseur tente parfois de se justifier
Voulant la sélection naturelle organiser

Et d'expliquer que ceci est une hisoire d'amitié
Que de partir tôt chasser entre amis pour la journée

Sans compter que la viande est aussi consommée
Et qu'il y a donc pour l'homme une utilité

Je suis sidérée par autant de lâcheté
Car il faut aussi cependant considérer

Que chacun d'eux parte à la chasse bien armé
Car il ne leur viendrait jamais à l'idée

D'avoir un sanglier, un tigre à tuer
Sans avoir un fusil tout neuf à étrenner

Tout ceci bien évidemment sans compter
Les accidents de chasse si vite arrivés

Lorsqu'un de ces excités tire par erreur
Et abat un autre d'une balle en plein coeur

Il ne fait pas bon se promener en fôret
Lorsque l'avis d'ouverture de chasse paraît

Mais le profond respect que j'ai pour toute forme de vie
Par ces êtres plutôt primaires ne sera jamais compris

mercredi 9 mai 2007





















Ce monsieur du hall du RER...


Ce monsieur est installé dans le hall du RER régulièrement
Assis sur une chaise, et patientant il me semble inlassablement

Rasé de près et vêtu tout à fait convenablement
Il tient entre ses mains une coupelle tout simplement

Lorsque son regard croise le mien le soir ou le matin
Je ne sais quelle attitude je dois adopter c’est certain

Lui sourire ou lui tendre la main
Jeter une pièce dans son écrin

Je cherche à exprimer là
Mon plus profond embarras

Car je n’ose trop longtemps le regarder
De peur de lui faire perdre sa dignité

Peut être à la monnaie additionnée
Aimerait-il une parole ajoutée

Un simple « bonjour monsieur, vous allez bien ?»
Au lieu de passer purement mon chemin

Difficile pour moi de faire la part des choses
De voir quel serait le geste qui alors s’impose

Car j’aurais simplement souhaité lui montrer
Qu’il inspire le respect et la dignité

Un jour qui sait je découvrirais comment me comporter
Dans ce cas précis, concrêt, qu’avec vous je viens d’évoquer

mardi 8 mai 2007

















Mon amour...


Lorsque nous nous sommes rencontrés
Nous avons de suite sympathisé

J'ai aimé ton côté tolérant, posé, respectueux d'autrui
Tu as aimé mon côté anti-conformiste et plein de vie

Nous avons commencé à nouer une solide amitié
Sans non-dits, faite à la fois de partage, de sincérité

Entre nous n'était jamais pratiquée la langue de bois
Aucun de nous n'a jamais jugé l'autre sur quoi que ce soit

Nous avions trop de respect, d'estime l'un pour l'autre pour cela
Et la communication entre nous toujours là je crois

Puis le temps est passé, et nos sentiments se sont transformés
Et sans nous en rendre compte, l'amitié entre nous a glissé

Pour faire place et ceci tout en douceur
A une toute autre émotion de nos coeurs

J'aime ce lien qui unit désormais chacune de nos deux vies
Fait d'amour, de respect, de sérénité, d'envie aussi

Te faire une place dans ma vie familiale fût aisé et fort évident
Mes enfants t'ayant choisi depuis un long moment et inconsciemment

Etant parmi mes plus proches amis, ils te connaissaient naturellement
Et ont probablement senti que nous nous correspondions intuitivement

En partageant notre vie, tu es passé du statut de célibataire
A celui en quelque sorte pour eux de second père

J'ai le sentiment que chacun a trouvé sa place dans notre famille
Et que l'amour au sein de notre cocon est comme une étoile qui brille

Mon ange il n'y a pour moi aucun problème
A te dire si tendrement combien je t'aime














A mes enfants... Je vous aime tant...

Lorsque mon ex-mari et moi avons décidé de faire un bébé
Nous savions par avance qu'il y aurait de nombreuses difficultés

Du fait d'une intervention chirurgicale qui avait mal tourné
Et que j'avais subi il y avait déjà plusieurs années

Après quelques mois de tentatives complètement avortées
Vers la fécondation in vitro nous nous sommes alors tournés

Je dois dire que vers les femmes se tournent mes pensées
Tout du moins celles qui ont dû, doivent ou devront traverser

Cette période de souffrance physique et morale à la fois
Où malgré tout, il faut lutter sans cesse, se dire : oui, j'y crois

Un des points si difficiles, et figurant comme un douloureux écueil
Est d'accepter de peut être ne jamais porter son enfant, comme un deuil

Ma démarche personnelle a été de voir si je pourrais aller jusqu'au bout
Et tout supporter sans être obligée d'arrêter le protocole tout d'un coup

J'ai pleuré chaque jour pendant environ deux semaines
Sentiments mêlés de révolte, de peur et de peine

J'en suis arrivée à la conclusion que tout cela je supporterais
Car j'étais persuadée qu'il ne fallait surtout pas avoir de regrets

Le résultat a été au-delà de mes espérances certainement
Puisque j'ai donné naissance à deux merveilleux enfants

Pas toujours obéissants, très énervés mais si craquants
Que je me dis que ça en vallait la peine en les voyant

J'espère ce poème être un message d'espoir très humblement
Pour toutes celles qui espèrent et se battent courageusement

lundi 7 mai 2007




















Assistante...

Quand j’ai décidé à l’école de m’orienter
Mon objectif était d’exercer ce métier

Je me souviens des coups de dents acérés
De ceux et celles qui voulaient m’en dissuader

Estimant que la profession ne devait être réservée
Qu’aux élèves médiocres n’ayant pas de possibilités

Mais de nature intuitive et volontaire
Je ne me suis pas pour autant laissée faire

Mon choix était fait de toute façon
Que cela plaise à autrui ou non

Plus le temps passe et plus je me sens confortée
Dans mon envie et le ressenti associés

Je m’y sens à ma place bien sûr de part mes capacités
Mais autant par certains aspects de ma personnalité

Je veux dire que si les compétences techniques sont nécessaires
Le fait d’y associer différents traits de son caractère

En fait une très bonne équation
Pour réussir dans sa profession

Je ne peux m’empêcher de sourire évidemment
Lorsque certaines expriment sans aucun discernement

La lutte qu’elles ont menée
Pour sortir d’un tel métier

Pour vous lancer en pleine figure effrontément
Mais je ne suis plus une assistante maintenant !

Et cherchent désormais à tout prix à oublier
Qu’elles ont été des assistantes par le passé

Et s’imaginent ce qui est une grossière erreur
Que c’est leur emploi qui leur donne toute leur valeur

La roue tourne, un jour la vie se chargera de leur rappeler
Que dans son existence, il faut agir avec humilité
















Le reflet de l'âme...

On dit que les yeux sont le reflet de l’âme
Une étincelle qui brille, une petite flamme

Je suis toujours un peu étonnée
Que l’âme ne soit pas dissociée

D’une simple faculté d’assimilation de données
Ou d’une réussite professionnelle, sociale avérée

J’entends par là que bien trop souvent et c’est ainsi
On confonde qualités humaines et succès aussi

Ce qui signifie prendre le mauvais chemin sans nul doute
Et se retrouver à prendre en considération somme toute

Des critères qui n’ont que peu d’importance en réalité
Et qui font que les réelles valeurs soient alors oubliées

Le lieu commun tien de ce fait comme absolue vérité
Que statut social, familial, sexualité et pensée

Font d’un être aux yeux de notre société
Fréquentable ou dénué d’intérêt

Il ne sera pas dans le moule imposé
Et de fait n’aura droit qu’à peu de respect

Pour ma part, bien au-delà de ces prétendues valeurs
Ce qui compte chez un être est l’intelligence du cœur

C’est ce qu’on appelle me semble-t-il aussi l’intelligence émotionnelle
Qui à la sensibilité, l’altruisme, l’intégrité fait la part belle



L'image utilisée pour ce poème est une création de Josephine Wall, artiste peintre.
Son site web si cela vous intéresse est : http://www.josephinewall.co.uk/josephine.html
















Jail for snakes...

A la ménagerie du Jardin des Plantes je suis allée
Et je crois avoir réellement halluciné

Je voulais faire plaisir à mes enfants
Qui avaient envie de voir des serpents

Je savais cette visite de ma part peu appréciée
Constituant pour moi une atteinte à la liberté

Que d’enfermer ces animaux pour soi-disant les sauver
Sous couvert de vouloir protéger des espèces menacées

En effet ce qui est évoqué et de fait en question
Est de sauver telle ou telle espèce menacée d’extinction

Mais je ne peux malgré moi m’empêcher de me demander
Si le principal objectif n’est pas le nombre d’entrées

Et je me dis alors pourquoi ne pas tenter comme certains parcs l’ont fait
D’installer ces animaux dans des réserves où certes ce ne sera pas parfait

Mais où ils pourraient vivre sur un territoire acceptable
Et non confiner dans des espaces aussi misérables

Mais le profit espéré ne serait pas au rendez-vous
Car les frais d’entretien augmenteraient alors tout d’un coup

Repensant aux minuscules cages où se trouvaient les serpents
Je me dis que tout cela est du plus parfait révoltant