jeudi 13 mars 2008














Tracts pour les municipales... get-apens...

Je me devais de vous faire partager ma perplexité
Voire une colère que j'ai vraiment du mal à étouffer

Comme toujours avant toute élection digne de ce nom
Des militants de tous les partis par vaux et par monts

En tous les points stratégiques ensemble se rendent
Ils guettent le piéton, et leurs mains alors se tendent

Pour vous obliger à prendre leurs tracts pour tel candidat
Jamais effleurés par l'idée que cela vous intéresse ou pas

Je peux comprendre sans avoir de politiques convictions
Que pour certains, cela relève en fait d'une pure dévotion

Le problème est qu'ils oublient ou plutôt ne respectent pas
Le fait que pour les autres, la motivation n'est peu ou pas là

J'en fait la douloureuse expérience depuis quelques temps
Lorsque je transite par ma gare, et quelque soit le moment

A la sortie de la gare, il y a un monde fou qui est présent
Il se forme un cordon, comme de sécurité assurément

Ils se précipitent alors sur tous ces malheureux voyageurs
Qui n'aspirent qu'à rentrer chez eux, si possible à l'heure

En clair, ils vous barrent en toute conscience le passage
Et là, franchement, vous n'avez plus envie d'être sage

Il ne s'offre à vous plus qu'une seule et unique solution
Pour poursuivre votre chemin dans la bonne direction

Chers lecteurs, je vis cela comme une véritable agression
La moutarde me monte au nez, comme de la lave en fusion

Je passe mon chemin décidée à ne pas m'en laisser compter
Jouant des coudes, les maudissant pour leur peu de respect

Et, quelques dizaines de mètres plus loin... nouveau cordon
Franchement là, ils abusent, et nous prennent pour des cons

Tout ceci quelque soit le parti politique, aucune différence
S'ils pouvaient nous traîner aux urnes... pauvre France...

mardi 11 mars 2008














Une femme... respectable...


Ce titre, mes chers lecteurs, vous fera certainement sourire
J'ai toujours pensé qu'il y avait sur ce sujet beaucoup à dire

Clichés qui sont, et seront je crois éternellement galvaudés
Société étriquée, ne voit pas plus loin que le bout de son nez

Et face à tout ceci, je ne peux me sentir que véritablement révoltée
Car, malheureusement, l'acte est difficile... mais la critique aisée...

Pour inspirer un réel respect, une femme célibataire doit oublier
D'avoir une vie sexuelle libre et débridée, sous peine d'être taxée

A plus ou moins long terme, d'être une garce, une dévergondée
Et autres termes dégradants tels que p...e, allumeuse, traînée

Elle se doit de n'avoir à la fois qu'un seul homme dans sa vie
Et de ne pas en changer trop souvent, genre... pas vu, pas pris

A cela, il faut ajouter bien entendu une tenue fort appropriée
Oublier le strip-tease, ou la prostitution, misérables métiers

A contrario, un homme sans attaches pourra faire à sa guise
plans "q", fucking friend, petite amie, ou bien une promise

On vous dira évidemment qu'il doit faire sa vie, et que sans cela
Il risque de tomber sur une personne qui ne lui conviendra pas

Et qu'en outre, cela évitera sans nul doute que, une fois marié,
Il se rende compte de son mauvais choix, et ne trompe sa moitié

On vous tiendra aussi le discours complètement hallucinant
Qu'un homme a besoin de sexe régulier... une femme, non !...

Un autre point me vient en fait alors à l'esprit, terrible aussi
La fausse idée qu'un homme se fait d'une compagne pour la vie

Je précise ma pensée, je veux dire par là en terme de sexualité
Elle doit être des plus conventionnelle, et avec peu d' inventivité

Car il ne faudrait pas qu'elle se comporte comme une fille de rien
Celle qui assume pleinement ses envies et s'en donne les moyens

Ce qui est certain, c'est que jamais il ne lui viendrait à l'idée
de proposer à sa douce d'ensemble se lâcher, ceci par "respect"

Je trouve cet état d'esprit pitoyable mais vraiment édifiant
Sur la vision d'une femme respectable... au 21ème siècle, écoeurant...

dimanche 2 mars 2008

















Je préfère manger à la cantine...


Qui ne connait pas cette très célèbre chanson, comme une comptine
"Je préfère manger à la cantine... avec mes copains et mes copines"

Mes très chers lecteurs, je repensais alors à ce sympathique refrain
Attablée, et déprimée devant une pauvre assiette, et sans entrain

Au menu de mon triste déjeuner, à mon restaurant d'entreprise
Jambon gras et salé, premier prix chez ed, asperges non exquises

La collègue qui m'accompagnait à eu elle une très grosse surprise
Des moucherons dans sa salade verte, quelle heureuse friandise !

Elle était complètement hallucinée, trouver cela dans son plat
Pour ma part, peu voire pas, me rappelant les cafards ici et là

Qui faisaient la course le long de plusieurs vitrines réfrigérées
Se demandant ensuite quels mets ils pourraient bien appréciés

Ceux d'"Oggy et les Cafards" sont nettement plus sympas
Joey, Dee Dee, Marky, qui font rire mes enfants aux éclats

Je me mets à envier mon compagnon qui a le choix du roi
Car il emporte son repas du midi au bureau, ô quelle joie

Personnellement, j'ai abandonné depuis longtemps l'idée
De faire à la cantine de mon boulot un fort bon déjeuner

La seule consolation, mais elle est tout de même de taille
Est que mes collègues m'apportent un soutien sans failles

Nous nous serrons les coudes quand l'heure fatidique sonne
Que la notion de faim et de désespoir à nos oreilles résonne

Courageusement, nous nous dirigeons d'un pas mal engagé
Vers ce lieu déprimant, limite hostile, et très mal agencé

Rien ne changera jamais en dépit de nos différentes actions
Car le contrat de départ fut mal négocié par notre Direction

Rien de surprenant dans cela, me direz-vous, en effet
Car aucun de nos grands patrons n'y déjeune jamais

Mais malgré le prix prohibitif et la fort piètre qualité
Difficile de passer outre pour de nombreux employés

Et certains d'entre nous se mettent alors tout haut à rêver
Que le contrat avec la Sodexho soit renégocié, ou... abrogé