jeudi 7 février 2008

















Mon premier concert de Gospel...


Je me suis rendue, il y a de cela plusieurs mois
Dans une église proche de Notre-Dame, je crois

A mon premier concert de Gospel j'allais assisté
De mon compagnon et d'amis, j'étais accompagnée

Ambiance fébrile, et à priori, beaucoup d'habitués
Tous attendaient donc les artistes pour les saluer

Le choeur des "Negro Spirituals" a alors démaré
Tapant dans ses mains, la salle s'est enflammée

Le public était debout, se balançait, et chantait
Tout au fond de mon être, ces chants résonnaient

Je me sentais comme emplie d'une soudaine joie
D'une envie de me joindre et de chanter parfois

Glorifier Dieu n'avait rien à voir avec cela
Mes convictions n'allant pas dans ce sens là

Ce qu'il y a de magique dans tous ces chants
Est de sublimer l'envie de vivre assurément

Ils donnent envie de crier qu'on est vivant
De danser, de mordre la vie à pleines dents

J'espère en voir un autre très prochainement
Pour passer une fois encore un très bon moment















Discussion sur un quai de gare...


Il y a quelques temps, sur un quai de gare j'attendais

Ma journée de travail était terminée, je patientais...

Absorbée par la lecture d'un ouvrage à controverse
Je fut happée, surprise, tout comme par une averse

Mais je dois bien dire que de loin j'aurais préféré cela
Au dialogue de ces deux dindes jacassant sur ci ou ça

Mes très chers lecteurs, deux bobos... au féminin
Blondes décolorées, coupe au carré, tout le tintouin

Creuses, insipides, sans âme comme celles certainement
dont Jacadiadi nous parle dans ses articles, habilement

L'une d'elle prend un ton limite outré, en expliquant
Qu'elle n'aurait que 3 000 euros de bonus seulement

Et qu'elle espérait que l'augmentation individuelle à venir
Saurait compenser cet affront, cette hérésie devrais-je dire

Dans toute cette histoire, ce qui est franchement choquant
N'est pas du tout le fait qu'elle trouve ce montant insuffisant

Mais qu'elle clame tout ceci haut et fort devant de pauvres gens
qui luttent chaque jour pour manger, se loger, vivre décemment

Qui comptent chaque sous pour élever leurs enfants dignement
Qui n'ont ni primes, ni bonus, ni participation, ni intéressement

La vie leur apprendra très probablement que rien n'est acquis
Que ce dont on jouit un jour peut disparaître un autre aussi...